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Récits et histoires courtes...

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Récits et histoires courtes...

Message par Antevre le Lun 12 Oct - 0:39

Salut salut! ("Dégage Flanders"!) ("Dakodak"!)

Hum hum. Bon. Je passais par là, et je me suis dit que je posterais bien un truc. Alors, voilà, le but de ce topic est de faire partager les éventuelles histoires que vous écrivez si vous le désirez. Je vais donc commencer...

J'ai écrit celui-ci il y a un ou deux ans, j'attendais de passer un exam, et j'ai imaginé une petite histoire (je sais, poster un truc pareil sur le forum de l'école, c'est un peu se mettre la tête sur le billot, mais bon, c'est rien de bien méchant^^)...

Vie et mort d'un paumé.

Pfff, les examens, c'est chiant.

J'en ai marre d'étudier des inepties, et de venir à l'école pour une heure qui va bien sûr gâcher la moitié de la journée. Autant rester chez soi…

Il y a pas grand-monde dans la cour. Normal, tous ceux qui restent ont examen de chimie à 10h30, et quel imbécile viendrait à l'école 2 heures à l'avance? C'est moi! 2 heures… Encore 2 heures à relire mon stupide cours, alors que je le connais déjà. En plus, le seul de mes potes qui est présent est aux toilettes depuis 1/4 d'heure. Alors soit il est constipé, soit il est tombé dans le pot. Tomber dans le pot des toilettes de l'école… Raah, l'angoisse!

Le chant des oiseaux ne cesse de retentir dans le ciel de juin. Cool, n'est-ce pas? Nan, ces saloperies de volatiles m'empêchent de me concentrer, et aucune pierre dans les parages, rien à leur lancer…

Qu'est-ce qu'il fout, mon copain? Je suis pas vraiment patient, et je supporte pas d'être seul. Bon, je pars à sa rencontre.

Je me dirige vers les toilettes en me demandant si il n'est pas effectivement tombé dans le pot: des grondements inquiétants me proviennent des toilettes. Oufti, j'ai pas bien digéré le film d'hier, si j'ai peur d'une petite dizaine de WC désireux de se venger des vandalismes quotidiens engendrés par de misérables humains. Et depuis quand les toilettes sont-elles vivantes? Je suis con des fois. Selon ma mère, ce n'est pas que des fois.

Heureusement que les toilettes sont pas loin, comme ça je vais arrêter mes conneries.

J'ai parlé trop vite. Une mare de sang en provenance des… toilettes (sinon c'est pas drôle) s'élargit doucement. Beurk, c'est vraiment dégueulasse! J'ai la tête qui tourne… J'arrive déjà pas à regarder mon doigt quand je me coupe avec une feuille de papier, alors là… C'est pas tout ça, mais je dois étudier ma chimie, alors je vais laisser mon copain finir de pisser en paix… Oh, cesse de te raconter des histoires, tu vois bien qu'il est mort! Tu vois quand même bien sa tête, là? Bon. Et tu vois aussi que son corps n'est pas là? Bon. Alors, déduction logique: si sa tête est là et pas son corps, fatalement son cerveau n'est pas alimenté en sang et en oxygène. D'ailleurs, tu as d'ici une magnifique vue en coupe de la gorge, avec les différents canaux, bien meilleure que celles de ton cours de bio.

Bon, j'arrête ma schizo, sinon je vais péter un câble avant l'heure. Ce serait con, quand même. Bon, là, je me tire, je préfère encore les photos de mon cours si ça peut m'aider à survivre. Oh, le grondement de tout à l'heure reprend de plus belle… Et il est de plus en plus proche… Là je le dis plus, je me casse.

Me revoilà dans la cour. Tout le monde (au moins trois personnes! Merci papamaman de m'avoir transformé en paumé définitif...) me regarde avec effroi. Quoi, mon slip dépasse encore? Dites-le, j'arrive pas à voir avec tout ce sang. Tout ce sang… Ah, c'est ça qu'ils regardent! Heureusement, leur attention est détournée par le gros chien qui déboule à toute allure derrière moi. Il est lui aussi couvert de sang. Couvert de sang… Ah, c'est lui qui a foutu tout ce bordel! Bon, je vais piquer un sprint, même si je me souviens vaguement que mon chien (pas gros, en plus!) me bat largement à la course. Je sens que ça va mal finir.

Décidément, je déteste les exams.


En le relisant, je me dis que j'ai fait quelques petites fautes de style, mais je le laisse en l'état, à vous de juger.

Alors, commentaire, histoire à poster?
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Admin le Lun 12 Oct - 12:13

c'est marrant ce délire, c'est du vécu ???

ce n'est pas trop long, il ne faut pas te priver de mettre d'autres "histoires courtes", on en fera un receuil qd il y en aura assez bounce

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Re: Récits et histoires courtes...

Message par m3li-melO le Lun 12 Oct - 20:04

Oui quelques petites fautes de style mais c'est chouette et la chute de la nouvelle est bien trouvée =)
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Alexandre le Lun 12 Oct - 20:27

we pas mal (Y)
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Antevre le Mar 13 Oct - 1:03

Ouais, pour les fautes de style, je sais, mais j'ai pas trop envie de les corriger, c'est comme ça que je l'avais écrite, j'ai envie de la laisser telle quelle...C'est du vécu pour tout ce qui reste "rationnel", effectivement j'attendais de passer un examen quand j'ai laissé mon esprit s'éloigner... Ca reste très classique, mais c'est jouissif à écrire^^

Alors, ouais, j'ai bien envie de vous en montrer une ou deux autres, je vous montrerai également une qui est "exclusive", jusqu'à présent, seules deux personnes (à part moi) ont posé les yeux dessus, c'est je crois ce que j'ai écrit de mieux et que j'ai terminé pour l'instant... En tout cas, pour ce que j'ai encore en archive...

Allez, je vais vous en mettre une autre, mais si quelqu'un d'autre écrit, qu'il n'hésite pas à montrer ses créations^^

Voilà voilà, celle-ci est plus ancienne, mais plus structurée (dû probablement à la narration différente). Je ne vous en dis pas plus, à vous de vous faire votre idée

Elle est parmi nous.

Avez-vous déjà vu la Mort ? Dans le temps, elle apparaissait sous forme d’un squelette enveloppé dans une cape noire ou brune. Mais, comme pour tout, les gens se sont lassés et n’ont plus cru en Elle. Alors, Elle a dû s’adapter. Ce que ce qu'il s'est produit devant moi ce jour-là est en rapport direct avec ce fait…

«Vous me reconnaissez sans doute, je suis un homme d’affaire fort connu. Actuellement, j’ai des entreprises en tout genre, de la simple épicerie au groupe bancaire. Un satellite, que j’ai mis récemment en orbite pour « observer » la Terre, a révélé un gigantesque filon d’argent. Mais le terrain où il se trouvait appartenait à une petite entreprise minière qui ne faisait qu’extraire du charbon, alors même que le sol n'en contenait que très peu. Mes meilleurs négociateurs se sont cassés les dents pour la racheter à bas prix. C’était une entreprise familiale, elle appartenait à ces gens depuis des générations et ils ne s’en sépareraient sous aucun prétexte. Comme si cette entreprise avait une quelconque valeur d’elle-même ! J’ai donc été moi même négocier, sans succès.
Par conséquent, je suis allé trouver un groupe de personne qui… se chargeait des récalcitrants dans ce genre. Oh, pas grand-chose, simplement abîmer un ou deux membres de la famille pour faire comprendre aux autres à quoi ils s'exposaient.
Ces gens étaient des pros. De plus, maquiller les crimes était leur spécialité. Le nombre de fois qu’ils avaient maquillé les pires atrocités en accident d’avion ou de voiture, par exemple, était sidérant. Mais ils n’étaient pas tout juste. Quand ils n’avaient aucune affaire en cours, ils s’en créaient eux-même. Et ils affectionnaient un look à la Matrix, les fameux agents. Grands, massifs, costume noir, lunettes noires et crâne rasé. Ils ont été très enthousiastes quand ils ont appris mes difficultés, et ont promis d’accomplir leur travail avec diligence.
Le lendemain, je remarquai dans le journal la « mort accidentelle de certains des patrons d’une petite boîte minière ». Mon sang ne fit qu’un tour. En un instant, je me retrouvai dans l’immeuble que squattaient mes mercenaires.

« Vous êtes malades ! leur ai-je dit. Je vous avais demandé de faire pression sur eux, pas de les tuer ! Et maintenant, je suis dans la merde jusqu'au cou! Mes rivaux vont s'emparer de l'affaire quand ils sauront que je suis impliqué, et je serai fini! »
Un homme, apparemment leur chef, vint me parler.
« Calmez-vous, on est désolés. Ne vous inquiétez pas, on va réparer la casse. Maintenant, venez avec moi, je dois m’entretenir avec vous.
« Voyez-vous, notre groupe existe depuis assez longtemps. En vérité, même si cela parait difficile à croire, nous officions depuis la nuit des temps. Notre mission est de tuer les gens. Je sais ce que vous allez dire, vous le saviez déjà. Mais nous ne nous occupons pas seulement des affaires des gens comme vous. On... travaille à notre guise. Pourquoi ? La question mérite d'être posée. Ces morts doivent paraître normales, anodines. Nous sommes les descendants de la Mort.
« Dans les derniers siècle, l’Homme n’a plus beaucoup craint la Mort. Elle a donc dû changer de visage, s’adapter. C’est ce qu’elle a fait, et c’est pourquoi nous avons ce look si… inquiétant, selon beaucoup de monde. Les gens ont une peur irrationnelle et totalement incontrôlable de l'autorité. Nous représentons à leurs yeux le prédateur, celui qui vient, qui prend, et qui repart. L'inéluctable machine de l'administration, aveugle et sans sentiments. Il doit en être ainsi, nous ne sommes pas juste des meurtriers, nous sommes l'incarnation d'un symbole qui ne doit jamais disparaitre. Maintenant, trêve de bavardages. Effectivement, vous êtes dans la merde. Et, assurément, je vous ai promis tout à l'heure de vous aider. Alors, nous allons nous occuper de vous. Facile de maquiller votre mort en suicide, non ? Surtout quand les journaux sauront à quel point vous êtes mouillé. Nous sommes très fort pour faire porter le chapeau aux autres. »
Je m’enfuis en courant, mais Elle semblait toujours me rattraper. Elle était partout après moi, Elle m’encerclait, Elle me torturait. Je l'ai semée pour le moment, mais je n'ai plus d'illusions sur mon sort.
Voilà, c’est exactement ce qui s’est passé. Pourquoi je vous raconte ça ? J’avais besoin de me confier à quelqu’un, qui que ce soit. Elle ne va plus tarder maintenant. J'aimerais juste que quelqu'un sache ce qu'il en est. Les choses ne sont pas comme on croit, et on ne sait rien y faire. »


Deux ou trois voitures noires apparurent au coin de la rue et s’arrêtèrent devant le bar. Des hommes en noir en sortirent, et entrèrent dans le café.
« Monsieur Crimson, veuillez nous suivre, nous voudrions vous parler. »
Celui-ci me lança un regard suppliant quand ils l’embarquèrent. Il eut le temps de lancer dans ma direction «Dites-leur! Dites-leur! Ils doivent savoir!». Le lendemain, dans le journal, on parla du « suicide d'un célèbre homme d’affaire, monsieur Crimson. Celui-ci a consigné par écrit, dans une longue lettre, ses aveux quant à certaines affaires non élucidées dont il aurait été le commanditaire ».

Il allait expier ses crimes.




Ici, j'ai quand même apporté une ou deux modifications au début, parce que j'éprouve une certaine affection pour ce texte et que j'ai envie de le présenter tel qu'il mérite de l'être. Comme vous avez sans doute remarqué, ce n'est pas le même style que l'autre... Je m'essaye à plusieurs écritures différentes, c'est pas aussi facile que ça en a l'air... Mais bon, j'arrête de vous ennuyer avec mes affaires^^ Sinon, qu'en pensez-vous?
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par m3li-melO le Mar 13 Oct - 18:20

C'est bien vraiment bien (je suis admirative des gens qui arrive à écrire des nouvelles parce que moi quand je m'y mets ça finit généralement en roman à plusieurs volumes =P)
Juste une toute petite remarque de rien du tout: pense à alléger les dialogues en mettant des tirets plutôt que des guillemets parce que je trouve ça un peu lourd présenté comme ça ^^
enfin sinon c'est bien =)
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par manoO0n le Ven 16 Oct - 19:14

ouai c'est vrai que c'est bien =)
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Antevre le Dim 18 Oct - 21:25

Pour les guillemets... Je sais pas ce qui s'est passé^^ Sincèrement, je préfère aussi les tirets, qui permettent de localiser plus facilement les dialogues, mais je sais pas comment ça se fait...

Bon, ça vous dit une troisième? Encore une vieille, je profite que j'arrive à mettre la main sur certaines (les autres ayant plus ou moins disparu) pour leur donner une seconde vie... Ca parle de... Chats. Elle date de la même époque que la première postée, et le style est d'ailleurs relativement proche, mais en mieux je trouve. J'avais envie d'écrire un truc, et cette histoire (pas très originale) m'a servi de support. Je me suis permis de faire une ou deux ajouts à la première version, vous me direz si c'est mieux avec ou sans (passages soulignés). Voilà voilà^^

Mes chats.



Ah, quel beau temps ! Dommage que les autres ne soient pas là. Tant pis , z’avaient qu’à m’accompagner.

Il y a beaucoup de monde au parc aujourd’hui. D’un côté, on a des enfants qui jouent au ballon, et de l’autre, des amoureux enlacés inextricablement. On peut voir aussi des chats près des poubelles. Pauvres bêtes ! Si sales , et pourtant si mignonnes.

Quand j’étais petit, j’avais un chat. Il était très gentil et passait son temps à venir me réclamer des caresses. C’est moi qui le nourrissais, et il venait toujours se blottir dans mes bras le soir quand je regardais la télé. On passait du temps ensemble.

Et puis un jour, mon chat a eu des petits ! Eh oui, c’était une chatte. J’étais heureux, heureux de les voir jouer ensemble. Au matin, quand il n’y avait personne à la maison, C’était dans une petite pièce soigneusement aménagée pour leurs besoins qu’on les mettait, étant donné leur jeune âge. C’étaient mes meilleurs amis.

Malheureusement, un jour, j’avais voulu aider mon père à aménager le grenier. Les chats étaient dans leur pièce, juste en dessous. Mon père essayait de déplacer de vieilles caisses assez lourdes pour les inventorier. J’avisai une grosse malle en bois. Elle paraissait être là depuis des siècles, et ça devait être le cas, car ma maison était fort ancienne. J’essayai de la déplacer, plus par jeu qu’autre chose car elle était bien trop lourde pour moi. Après quelques manoeuvres infructueuses, j’eus l’idée d’utiliser une vieille barre métallique comme levier. Je réussis enfin. La malle bascula et… BAM ! Elle passa à travers le sol. Mon père s’est retourné et a commencé à crier très fort. Quand il eut fini, on alla en bas voir les dégâts. C’est alors qu’on se rendit compte qu’elle était tombée juste sur le panier où la mère allaitait ses chatons, avait à nouveau traversé le sol et s'était retrouvée au rez-de chaussée...

Je croyais à un cauchemar, et je sombrai dans une sorte de folie furieuse. Mes parents m’emmenèrent chez le psychiatre, et après de longues années de traitement hebdomadaire, je fus enfin guéri.

Maintenant, c’est du passé, j’ai une vie tout à fait normale et plusieurs enfants. Mais en repensant à tout ça, je revis dans ma tête les bons moments passés avec mes chats. Ces si mignonnes et innocentes bestioles. Et quelque chose se rompit…

Je me mis à courir vers les chats en lâchant des « Petits petits petits, venez là, faire gâté avec moi ». En me voyant approcher, ils prirent peur mais, au lieu de fuir, ils se jetèrent sur moi. Et je vis derrière la poubelle une portée de jeunes chatons, Et je compris pourquoi ils m’attaquaient. L'instinct les poussait à protéger leur progéniture.Je voulus m’éloigner pour les calmer, mais c’était trop tard, ils ne me lâchaient plus. Les enfants, ébahis, avaient cessé de jouer pour me regarder. Ils avaient lâché la balle, qui roulait vers moi tandis que je reculais à tâtons. C’est en trébuchant sur la balle que je vis la grosse pierre qui se trouvait derrière moi. C’est la dernière chose que je vis, d’ailleurs. Je peux enfin retrouver mes chats…

Je dois avouer que je suis assez satisfait^^ Je suis plutôt surpris, je ne l'ai jamais portée dans mon coeur, celle-ci, et maintenant, je me rends compte qu'elle est plutôt bonne...

Voilà voilà. Alors, qu'en pensez-vous?
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Dantean le Dim 18 Oct - 23:01

Elle est excellente cette dernière. J'adore le passage naïf du début, au changement radical. Ca m'a mit mal à l'aise, je sais pas pourquoi...

Juste la fin qui est moins bonne je trouve... (par rapport au début)

=)

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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Antevre le Dim 18 Oct - 23:05

Oui, la fin est moins bien, je sais... Trop précipitée, sans doute, et c'est plus direct, plus "image par image". Et curieusement, moi aussi elle me met mal à l'aise celle-ci pourtant elle est bien de moi... C'est ça qui me fait dire que je la trouve vraiment bien, elle arrive même à troubler son créateur^^
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Dantean le Dim 18 Oct - 23:07

Je profite du topic pour en poster une de moi. C'est pas la meilleur, loin de là, mais bon... Faudra que je retrouve les anciennes Et bien sûr, quelques fautes stylistiques, mais bon...

C’était une des nuits les plus banales qui puissent avoir lieu. Loin
de toute fête, de tout éclat de joie. Une de ces nuits glaciales, que
l’on retrouve en plein hiver.
Elle qui, pour la première fois depuis des semaines, était claire et parsemée d’étoiles dans le firmament.
Un vieux manoir, typé anglais, se tenait, dressé fièrement sur la colline et dominant les alentours.
Tout proche, le cri du hiboux. Il résonna lentement dans l’innocente
contrée endormie. Sa réverbération était si étrange qu'il aurait été impossible de situer d'où il provenait...

Dans le manoir, un homme d’allure costaud était allongé sur le sol
de la cuisine. Il avait une barbe de plusieurs jours. Quelques minutes
s’écoulèrent pendant lesquelles le hiboux se tut. Enfin, l’homme reprit
conscience et se releva.
Ayant l’air perdu, le visage horrifié, il s’avança nonchalamment vers
la cage d’escalier, puis entreprit de monter les marches une par une.
Les tentures n’étaient pas tirées et par conséquent, la pâle lueur
lunaire pénétrait par la fenêtre. L’homme montait les escaliers,
tellement abattus qu’il ne remarqua pas les traces sur l’escalier mises
à jour par la lune.
Enfin, il arrivait au premier étage et entreprit d’entrer dans la
première chambre qui s’offrait à lui. Son regard se lança tout droit
dans la pièce.

Une belle femme, aux longs cheveux châtains, vêtue d’une robe de nuit blanche était étendue sur le lit. Les yeux clos.
L’homme recula d’un pas, et sentit tout ses muscles se raidir. Son
regard se dirigea vers le sol et enfin, vit les traces rouges
coagulées. Son regard se retourna vers sa main droite, elle même entièrement rouge…
Au dehors, le cris du hiboux retentit pour la dernière fois dans une longue plainte.

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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Antevre le Dim 18 Oct - 23:20

J'aime bien la manière dont tout est sous-entendu, nulle part on ne dit ce qui s'est passé, mais on le devine grâce à l'enchaînement de l'action. Un tout petit peu plus de descriptions auraient tout de même été les bienvenues(il y en a déjà pas mal, certes, mais toute l'efficacité de ce genre d'histoires repose dessus), mais c'est déjà très bien comme ça

Ouf, je suis plus tout seul à raconter^^
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Dantean le Lun 19 Oct - 21:00

Il pleuvait comme d'habitude. C'est un fait. Il pleut tout le temps, à croire que les gouttes d'eau ne sont que les larmes du monde entier venant finir leur vie en cet endroit. La pluie ruisselait contre la vitre et on pouvait tout de suite deviner que le jardin serait dégueulasse. Lui qui l'avait tant travaillé pour obtenir le plus beau jardin du quartier... Tant pis, il s'en fout de toute façon, depuis que...


Cela fait longtemps qu'il repense à ça et jamais il ne s'est arrêté... Les nuits blanches il les connait, elles sont devenues ses meilleures amies, des amies fidèles et toujours là pour lui... Quelle maigre consolation dans ce monde... Mais ça jamais il n'aurait cru que cela arriverait. Il a l'impression qu'il rêve, que ce ne peut être possible. Mais tout est allé si vite, sans prévenir, imprévisible. C'est comme cette vieille femme d'en face qui lui a demandé de réparer son ordinateur. Oh elle est imprévisible cette femme, elle arrive au moment où on s'y attend le moins.


Il l'aime bien cette vieille femme, même si elle raconte beaucoup trop sa vie. Par exemple la fois où il est parti lui demander une tasse de café car sa machine était tombée en panne. Il prit le café chez elle et voilà qu'il dut revivre les terribles péripéties de Miss Katty, son vieux chat, qui passe son temps à piquer un somme. Il se souvient que ce jour là aussi il pleuvait, mais... tout a changé aujourd'hui, surtout depuis que ça s'est produit. Et puis zut, tant mieux, il préfère ainsi.


Les souvenirs de sa première rencontre avec ce qui allait devenir sa future femme lui reviennent. Elle était belle, de taille moyenne, de très longs cheveux blonds dont chaque mouvements de têtes faisaient briller leurs étincelants éclats. Pour lui c'était son soleil et c'est lors d'un détour dans un couloir de la fac qu'il fut ébloui par son rayonnement. Lui était juste un peu plus grand qu'elle, avec des cheveux longs, style hard-rockeur année 70's, bien ringard de nos jours. A vrai dire, il ne faisait pas vraiment attention à comment il s'habillait, et s'en moquait même. Il se décrivait lui-même comme l'homme aux yeux bruns caca. La rencontre avec sa future femme fut la plus belle rencontre qu'il pu faire. Quelques années plus tard ils se marièrent mais n'eurent aucun enfants.

Ils emménagèrent tous les deux à Gothembourg, une ville de Suède surtout pour le calme qui y règne. Ils y achetèrent une coquette maison un peu en retrait de la ville. Elle était assez grande - ils avaient de grands projets. Quatre chambres, un grand living room, une énorme cuisine - sa femme adore cuisiner. L'homme était ingénieur dans une entreprise de télécom très connue et la femme était psychologue. L'homme était un passionné
des nouvelles technologies, tandis que la femme avait un grand côté humaniste.


Dans la pièce, il faisait chaud. La pluie s'est transformée en neige, la période hivernale en Suède commence. Un groupe d'homme s'étaient rassemblés, parlant d'une voix forte, tous témoin de ça...

C'était pourtant une journée banale. Ils s'étaient réveillés, s'étaient fait la bise et comme c'était samedi, ils avaient
congé tout les deux. Cependant, sa femme avait un regard soucieux...


Le jour du mariage il y avait beaucoup de monde, leurs familles respectives et leurs amis. La fête battait de tout son rythme. C'était le plus beau jour de leur vie, on pouvait sentir l'euphorie comme si elle pouvait vous caressait le visage et vous emportait loin, très loin...
A la fin de la fête, ils eurent une discussion. Elle lui annonçait à quel point elle l'aimait et lui aussi. Il lui souriait, comme jamais il n'avait sourit, débarrassé d'un lourd fardeau communément appelé la vie. Elle détourna la tête et son sourire disparut, la vie venait de retomber sur ses épaules comme pour essayer de l'enterrer vivant... En effet, elle lui annonça que le jour où elle semblerait évasive et qu'elle s'en irait, c'est qu'elle douterait de son amour pour lui. Il l'avait écouté attentivement, puis lui sourit, répliqua qu'une telle chose ne se produirait jamais.

...

La femme prit sa voiture et s'en alla sans dire un mot, laissant son mari seul à la table du petit-déjeuner. Elle roula longtemps, un peu à l'aveuglette, repensant à toutes ces années de vie commune. Elle pensait fort à lui, à combien elle avait été heureuse d'être dans ses bras, d'avoir quelqu'un sur qui compter, et c'est là qu'elle comprit à quel point elle l'aimait toujours et ne voulait pas le perdre. Il pleuvait toujours. Prise de panique, elle fit demi-tour et écrasa le champignon.

Quand elle fut enfin de retour, il commençait à neiger. La neige tournait autour d'elle, la narguait, elle était en proie à un tournis. Elle ouvrit la porte et pénétra dans la salle à manger. Personne. La table était rangée. Elle prit l'escalier et fonça droit vers la chambre. Ce fut la surprise totale, jamais, non jamais elle n'aurait cru que ça se passerait ainsi. Elle s'effondra, prise de remord.

Pourquoi? Elle ne comprenait pas. Lui qui l'aimait, eux qui se promenaient le long des sentiers en été, main dans la main, d'un amour pure. Elle qui attendait un enfant de son homme. Eux qui avaient tant de projets... Pourquoi? Ce mot résonne dans sa tête, tourne autour d'elle plus vite que la neige, l'envahit, la submerge, le naufrage approche. Elle n'y croit pas, elle rêve, cela lui semble impossible, et pourtant... Fut-ce possible qu'il s'en souvienne? De cette phrase, prononcée il y a des années? Elle ne pensait pas que cela aurait un si grand impact sur lui...
Il faut qu'elle appelle, mais qui? Le meilleur ami de son homme, oui, excellente idée.

...

Ils étaient là à le regarder, sa femme, son meilleur ami et la police... Ils ne comprenaient pas, non, ils ne comprenaient pas...
Et lui, il les regardait sans vraiment les voir, avec ses meilleurs amies comme seule consolation...


PS: J'ai écrit cela il y a 3 ans, ça date. Il y a quelques fautes de styles, et je pense que je réécrirai une bonne partie du texte... Il faut faire attention en lisant car il y a des flashbacks...

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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Antevre le Mer 21 Oct - 23:28

Personnellement, j'ai beaucoup aimé. Effectivement, il gagnerait à être retravaillé, mais l'histoire est bien tournée, le suspense maitrisé, et l'on a envie de savoir quel est ce fameux évènement dont on nous rebat les oreilles dès la première ligne... Bref, très bon texte.

Seule remarque, je trouve que tu as un style assez sombre. C'est pas une critique, je constate, c'est tout. Mais bon, ça date déjà de quelques années^^ Mais c'est joli, c'est agréable.

PS: je posterai sans doute une histoire, demain ou après-demain, je laisse aller un peu le sujet, histoire qu'on se retrouve pas qu'à deux à sortir nos vieux textes
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Dantean le Jeu 22 Oct - 21:01

Désolé, je viens de rentrer des cours il n'y a même pas une heure.

C'est sûr qu'il faudrait le remanier mais bon, je n'ai plus le temps...

Mes textes sont toujours assez sombre, j'aime bien ainsi... Surement parce que je le suis déjà assez moi-même... Enfin bon...

Mais bon, le sujet est sympa, mais je n'ai pas encore le temps de lire ton premier texte. Je le lirai plus tard Wink

*fatigué*

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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Dantean le Jeu 24 Déc - 16:23

Antevre, on en redemande des tiennes.


=)

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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Antevre le Dim 27 Déc - 15:31

Bon, bon^^ Ok, mais j'ai la flemme d'aller rechercher dans mes fichiers... Tant pis, il est temps d'en écrire une nouvelle Alors... Voilà, je sais qu'elle est un peu courte et noire, mais bon, c'est l'inspiration qui m'est venue sur le moment^^ Avec quelques jours de retard, voici ma petite histoire sur Noël...

A Merry Christmas


Noël… Fête de la famille, de la paix, de l’amour… Promenez-vous dans la rue, allez au marché de Noël, et buvez un vin chaud. Regardez les gens s’activer sous une fine neige, les bras emplis de paquets. N’est-ce pas enchanteur ? Les enfants patinent sur la patinoire dressée au milieu de la place, en-dessous de l’immense sapin, alors qu’autour d’eux la foule croît sans cesse. Une calèche fait le tour du centre-ville, tandis que son conducteur raconte aux passagers le passé historique de la cité. Une crèche grandeur nature donne aux badauds un aperçu de la nativité, et des stands de toute sorte ont fleuri, vendant là des décorations de Noël, là des bougies, là des pièces d’artisanat, là de l’alcool fort...

Un Père Noël se dirige vers vous. Arrivé à votre hauteur, il vous gratifie d’un « Joyeux Noël », qui peine à se frayer un chemin parmi les poils de la fausse barbe collée par la sueur sur son visage de bambin. Il continue sa route, dirigeant son ventre imposant, qui lui est authentique, parmi les badauds, passe devant la patinoire et va s’écrouler sur un banc. Un petit garçon, timide, s’approche de lui avec ses parents dans l’espoir de pouvoir lui parler. Il secoue son épaule, et le buste du vieil homme se renverse sur le banc, inerte. Le cri du petit malheureux résonne sur toute la place. Surpris, un enfant perd l’équilibre sur la patinoire, tandis qu’un autre, distrait lui aussi, lui passe sur la gorge, éclaboussant la piste du sang juvénile. Plus loin, un des chevaux de la calèche se cabre, arrache son harnachement et charge à travers tout, rendu fou par les cris successifs des témoins. Il envoie valser le stand d’alcool sur celui de bougies de Noël, qui s’embrasent tous deux ainsi que leurs tenanciers et quelques clients potentiels. Arrivé sur la route, le cheval manque d’entrer en collision avec une voiture qui fait un écart, fauchant deux petites filles et leurs parents et renversant l’immense sapin de Noël, qui tombe dans la fournaise. Les survivants se tapent dessus pour échapper à l’horreur et les enfants, trop faibles pour se mesurer à des adultes, sont piétinés et condamnés à mourir au milieu des flammes.

Quelques mètres plus loin, vous contemplez le chaos. Vous allez chercher votre voiture et rentrez chez vous. En ouvrant la porte, vous apercevez la corde qui pend du pallier du premier étage. Il ne vous faut que quelques instants pour vous mettre le nœud coulant et sauter dans le vide. « Une chance », qu’il disait, « Donne au monde encore une chance, et va contempler la beauté du marché de Noël. Si après ça tu n ‘as pas changé d’avis, je n’interviendrai pas. »

We wish you a merry Christmas…
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par m3li-melO le Dim 27 Déc - 21:52

J'aime bien le fait que le texte s'adresse directement au lecteur. Par contre c'est pas trop réaliste et vachement noir...
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Antevre le Dim 27 Déc - 21:57

C'est vrai que c'est pas trop réaliste, j'imagine que j'ai été influencé par les films du style Destination Finale, où ils finissent tous par mourir de façon totalement improbable, voire tout à fait impossible... Quant au côté noir, ben je sais pas trop, j'avais envie^^ d'habitude, j'évite d'écrire quelque chose de trop noir, je me sens mal à l'aise après... Mais là, ça a coulé tout seul.

Merci du commentaire en tout cas, pour le fait de s'adresser directement au lecteur c'est totalement nouveau, j'ai jamais essayé, mais ça rend plutôt bien effectivement, donc je recommencerais bien .

En espérant pouvoir montrer quelque chose de mieux la prochaine fois^^
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Michot Caroline le Lun 28 Déc - 1:00

C'est intéressant d'enlever pour une fois à Noël son caractère magique; personnellement, je déteste cette fête où tout n'est qu'artifices et couleurs ! =)
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Alexandre le Mar 29 Déc - 20:59

Mdr pas mal mais très bien
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Violette~Lerman le Dim 17 Oct - 21:29

Trois légers coups frappés d'une main hésitante firent relever la tête d'Erin Strauss du dossier dans lequel elle s'était plongée quelques minutes plus tôt. Un air surpris passa sur son visage avant de se transformer en un sourire ravi. Lentement, comme pour vérifier qu'elle ne souffrait pas d'hallucinations, l'agent de section posa le dossier jaune à plat sur son bureau et invita d'un geste de la main la personne qui se tenait dans l'encadrement de la porte à entrer.
- Agent Jackson... Que voulez-vous ?
La jeune femme s’avança de quelques pas, resta debout, se tenant droite mais semblant hésitante quant au sujet de sa venue. Son regard gris balaya rapidement la pièce sans réellement chercher à identifier un des objets qui encombraient les meubles.
- Je pense que vous le savez, mais pour que vous puissiez jubiler je vais confirmer vos pensées : j’accepte le transfert pour Seattle.
Erin ne releva pas le sarcasme, croisa les mains sur sa table de travail et observa de ses yeux marrons sa subalterne.
- Qu’est-ce qui vous fait dire que le poste n’a pas été pris ?
- Votre réaction ; le fait de joindre vos mains de cette façon signifie que vous n’attendiez qu’une réponse positive de ma part, et le sourire que vous arboriez lorsque je suis entrée m’a clairement indiqué que la place était libre. Sans ça, vous auriez été déçue que j’arrive trop tard, car, avouez-le, vous ne voulez qu’une chose : dissoudre l’équipe de l’agent Hotchner et le faire tomber.
Encore une fois, Strauss fit l’impasse sur la provocation de l’agent Jackson et devait avouer que la jeune profiler avait vu juste ; si le poste à Seattle avait été pris et que la jeune femme blonde avait changé d’avis, elle aurait été déçue de ne pas pouvoir la voir partir de ce Département. Elle essayait toute fois de conserver contenance et de ne pas montrer sa réjouissance.
- Très bien, je vais prévenir l’agent McCallister de votre soudain changement d’avis. Combien de temps vous faut-il pour quitter le Département ?
- Mes affaires sont déjà prêtes. En revanche, je ne sais pas encore ce que je vais faire de ma maison, mais je peux m’occuper de cela de Seattle. Je pourrais donc les rejoindre d’ici la fin de semaine, je pense.
- Parfait ! s’enthousiasma la chef de section.
Amy fit un léger signe de tête, remerciant sa supérieure par cette occasion, et tourna les talons. Cependant, elle n’avait pas atteint la porte que sa chef la rappelait.
- Pourquoi ce brutal revirement, agent Jackson ?
- Avec tout mon respect, madame, ceci ne vous regarde pas. Sachez néanmoins que ce n’est pas pour faire plaisir.
Et sur ces mots, l’agent de vingt-six ans quitta la pièce, un drôle de sentiment sur le cœur. Elle s’apprêtait à retourner vers son bureau lorsque ses yeux de métal se posèrent sur ses collègues qui la dévisageaient, ne comprenant certainement pas son choix. Et elle ne pouvait pas les blâmer pour cela. En revanche, le regard d’Emily se posa sur une autre personne l’espace d’une seconde et le cœur de la jeune femme blonde imita les tambours dans sa poitrine tandis qu’elle tournait lentement la tête, craignant la personne qu’elle pourrait voir. Et malgré ses prières, c’était bel et bien l’agent spécial docteur Spencer Reid qui se tenait en retrait, le visage inexpressif. Un nœud se nouant dans son estomac, une boule serrant sa gorge, Amy le regarda quelques secondes avant de détourner les yeux et sans un mot, se dirigea vers son bureau. Elle ne vit pas les larmes dans les yeux de Pénélope, ni les regards incompréhensifs ou suppliants de JJ et Hotch, ni même les mâchoires contractées et les poings serrés de Spencer. Cependant, aucun d’eux ne pipa mot. Tous essayaient de comprendre. Reid, le premier, décida de bouger et se dirigea à enjambées rigides vers le bureau de sa supérieur, tandis que Derek rejoignait Amy qui finissait de ranger ses dernières affaires dans des caisses en plastiques. Sans lui demander son opinion, l’agent Morgan attrapa une caisse et aida sa collègue à les déposer dans l’ascenseur. En le voyant faire, le regard de la jeune femme blonde s’obscurcit d’un voile de tristesse, et elle l’observer longuement avant de lâcher :
- Je ne changerai pas d’avis, Derek.
Le ton employé avait été plus froid qu’elle ne l’avait voulu, et elle le regretta aussitôt ; ce n’était pas à cause de lui qu’elle quittait le Département.
- Je sais, répondit-il simplement. Mais, tu as l’air tellement pressée de partir que je me suis dit que ça irait plus vite si je t’aidais.
Ils échangèrent un regard, et elle ne répondit pas ; ensemble, ils se dirigèrent à travers le parking jusqu’à la voiture de la jeune femme. Elle ouvrit le coffre et Derek l’aida à déposer les caisses à l’intérieur, ne pouvant s’empêcher de la taquiner par rapport à sa petite taille. Ils eurent un sourire complice et Amy abaissa la porte du coffre. Pendant quelques minutes, aucun ne bougea, et elle finit par l’enlacer.
- Vous allez me manquer.
- Toi aussi. Tu faisais partie de la famille, ça va être vide sans toi, qui videra la cafetière ?
- … Les familles, parfois, se brisent ; chacun fait sa vie. Je suis désolée, j’aurai aimé rester, vraiment, mais…
Sa voix se brisa et elle se détacha de l’étreinte amicale de Morgan.
- Mais je ne peux pas… Je… Il faut que je parte.
Les larmes lui montaient aux yeux, les tremblements secouaient sa voix et elle porta son regard gris sur une fenêtre où elle savait qu’il y avait l’équipe, bien qu’elle ne parvienne pas à les distinguer. Son cœur se serra à l’idée qu’elle ne les reverrait sans doute jamais. Inspirant une grande bouffée d’air, et prenant son courage à deux mains, elle trouva la force de se glisser derrière le volant de sa Ford Mustang et, après avoir mis le contact, elle se dirigea lentement vers la sortie.



Joanne Roberts coupait ses rosiers lorsqu’elle entendit le bruit familier d’un moteur. Elle releva la tête, se redressa totalement en grimaçant à cause de son dos qui la faisait souffrir, et alors qu’elle allait sourire et accueillir sa voisine préférée, toute trace de bonne humeur la quitta en voyant Amy, les yeux brillants par les larmes. Aussitôt, elle lâcha ses cisailles et marcha d’un pas rapide vers la jeune femme blonde.
- Mademoiselle Jackson, que vous arrive-t-il ? s’inquiéta la vieille dame.
- Rien de grave, ne vous en faite pas. Mais je quitte Quantico pour m’installer à Seattle ; j’ai été transférée.
Amy désigna du menton la porte de sa maison avant de reprendre :
- Mes cartons sont déjà prêts, pour la plupart…
Elle n’ajouta rien et ouvrit sa demeure, prête à déménager les cartons dans sa voiture. Elle entendit les petits pas de Mme Roberts sur les graviers, signe qu’elle la suivait.
- C’est dommage… On vous appréciait, vous savez. Avec vous, on se sentait en sécurité. Et je m’étais même habituée à votre compagnon très intelligent mais peu sociable. Il va être encore plus peiné que nous en apprenant votre départ.
Amy eut un faible sourire en pensant à Spencer. Elle allait devoir lui parler, mettre les choses au clair avec lui… Mais y parviendrait-elle ? Elle attrapa un carton, le rangea dans les coins du coffre et répéta l’opération avec ses congénères. Jusqu’à ce qu’une main ridée par l’âge vienne se poser doucement sur son bras, l’incitant ainsi à sortir de ses sombres pensées. Joanne lui faisait face, tenant contre elle un coffret rouge qui ne faisait presqu’aucun doute sur son contenu.
- Ce collier appartenait à ma mère qui me l’a donné quand j’ai quitté la maison. Je comptais le léguer à ma fille, mais je n’ai eu qu’un fils et il est hors de question que je le donne à la garce qui lui sert d’épouse !
Lentement, elle lui tendit la boîte et, voyant que Amy ne la prenait pas, elle ajouta :
- Je sais qu’il vous ira mieux et mettra en valeur vos yeux magnifiques.
- Merci… Mais je ne peux pas accepter. Il doit rester dans votre famille et…, commença la jeune femme, mais elle fut coupée.
- Non ! Je tiens à ce qu’il soit à vous. Et puis, après, il vous appartiendra, vous pourrez donc en faire ce que vous voudrez, insista la vieille dame.
Réticente, l’agent du FBI prit délicatement le coffret et, sous l’œil attentif de Mme Roberts, l’ouvrit avec la même délicatesse. L’éclat des pierres bleues l’éblouit un faible instant et elle ouvrit la bouche pour commenter la beauté du bijou. Mais le seul mot qu’elle parvint à prononcer distinctement fut un « merci » tout juste audible. Elle releva la tête du collier à temps pour voir la silhouette de Joanne quitter les lieux. Après avoir trouvé une place où ranger le coffret vermeille, Amy reprit ses cartons. Vingt minutes passèrent. Mille deux cent secondes durant lesquelles elle emballait les affaires qu’elle n’avait pas encore rangées, les souvenirs plein la tête.
- Pendant des mois, au début de notre relation, j’ai imaginé divers scénarios qui aurait put être la cause d’une rupture ; fin du monde, mort, infidélité, des disputes incessantes, ou pire ! que tu veuilles retourner avec Lila. Au fil du temps, ces idées me semblaient stupides. Quand Strauss m’a proposé ce transfert, pour moi, la réponse était non. Aller à l’autre bout des USA alors que je pourrais rester à tes côtés ? Alors que je m’étais donné tout ce mal pour être acceptée à Quantico ? Non, Strauss rêvait un peu trop.
Elle avait dit ça à voix haute, comme si elle réfléchissait et pourtant, elle s’adressait bel et bien à quelqu’un ; Spencer Reid se tenait sur le palier et la regardait faire ses cartons. Elle lui tournait le dos et il était arrivé sans faire le moindre bruit, comment avait-elle su qu’il était là ? Reid croisa les bras, sourcils froncés, visage fermé, mais ses yeux reflétaient sa douleur. Sa tristesse, sa peine, son chagrin, sa détresse.
- Alors pourquoi l’avoir accepté ? demanda-t-il plus sèchement qu’il ne l’avait voulu.
Elle fit volte-face, le regarda, les yeux pleins de larmes.
- Parce que je n’en peux plus ! Quand tu as voulu que cette relation soit secrète, j’ai accepté, j’ai pris sur moi, alors que je t’aime depuis des années. Et puis, l’équipe l’a su, et avec elle, Strauss. Et tout le Département ! Et pourtant, ça n’a absolument rien changé. Tu continues d’être froid, de ne pas me regarder dans les yeux quand tu t’adresses à moi, et c’est à peine si tu me parles ! Je ne te demande pas de me donner un surnom, de sourire à tout va ou de m’embrasser, mais d’arrêter de faire comme s’il n’y avait rien, de ne plus m’appeler par mon nom, mais « Amy ». Je pensais pouvoir tenir, mais j’avais tort ; cette semaine a été un enfer, comme les précédentes, et le transfert est la seule solution. Au fond, c’est comme si tu n’assumais pas cette relation. Notre relation. Moi. Et ça, c’est insupportable.
Les larmes coulèrent sur ses joues toutes seules, mélange de tristesse et de rage. Lui serrait les dents, conservait un visage impassible mais torturé, encaissant les reproches sans dire un mot : elle avait raison, et il ne pouvait pas lui promette de changer. Il était ce qu’il était, et même s’il l’aimait, il ne pouvait pas changer pour elle. C’était au-dessus de ses forces et à cause de ça, il allait laisser la seconde femme qu’il n’ait jamais aimé le quitter. Il ne dit rien. Il ne pouvait rien dire. Tenter de la retenir ? Ce serait peine perdue, et si elle n’était plus heureuse en sa présence, elle deviendrait insupportable. Spencer restait donc droit, les yeux rivés sur Amy. Celle-ci continuait de le regarder, les larmes avaient cessé de rouler et voyant qu’il ne répondait pas, elle attrapa un carton, et, lentement, elle alla le poser sur les sièges arrière de sa voiture. La portière fermée, elle se dirigea côté conducteur et, avant de se glisser derrière le volant, elle tourna la tête dans sa direction.
- Tu sais… Au final, j’aurai préféré qu’on se dispute parce que tu voulais retourner avec Lila.
Et sur ces mots, elle s’assit sur son siège, et démarra en essuyant rageusement les larmes qui lui piquaient de nouveau les yeux. Lentement, la Ford Mustang rouge s’éloigna.
------------

Verdict ?
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Alexandre le Dim 17 Oct - 22:07

Pas mal pas mal Wink
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Violette~Lerman le Dim 17 Oct - 22:10

Merci à toi Very Happy
Mais ne vous en faites pas : ce n'est pas mon meilleur texte ( Selon moi xD )
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Re: Récits et histoires courtes...

Message par Antevre le Dim 17 Oct - 22:14

Chouette texte Wink

Je constate que tu es fan de la série Esprits Criminels^^ Ca fait longtemps que j'ai plus regardé, donc je sais pas trop... Ca s'intègre dans l'intrigue de la série ou c'est une complète invention de ta part?

Manifestement, tu écris avec pas mal de facilité. Je ne peux que t'encourager continuer et à nous proposer tes créations Very Happy
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Re: Récits et histoires courtes...

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